La participation à la vie politique communautaire implique quoi ?
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La participation à la vie politique communautaire implique quoi ?
La participation à la vie politique communautaire implique à chaque citoyen d’appartenir à une organisation à caractère d’intérêt collectif, l’inscriptions sur les listes électorales et la participation au processus de vote pour influer sur le choix des dirigeants.
Au Mali, la liberté d’appartenance à une partie politique ou de fonder une formation politiques est garantie par la Constitution du 25 février 1992. Cette disposition de la loi fondamentale malienne protège la l’égale participation des citoyens à la vie politique par les moyens pacifiques et le regroupement autour d’un programme politique dans les organisations politiques de leur choix.
Cette liberté d’appartenance politique reconnue par la loi ouvre une fenêtre à chaque citoyen Mali, où qu’il soit sur le territoire nationale de jouer sa partition politique dans le développement de sa communauté. Cela implique une participation croissante de la jeunesse dans les mouvements associatifs et politiques qui militent pour un instaurer une bonne gouvernance. Au Mali, tous les indices montrent à suffisance que même si la plupart des Maliens ont déjà participé à des activités politiques, la participation aux scrutins, qui constitue un moment majeur, n’est que l’apanage d’une faible minorité.
Et cette minorité résulte des catégories sociales favorisées qui participent plus aux activités politiques alors que les moins favorisées sont plus nombreuses à participer à la vie associative. Ainsi, la participation associative semble favoriser la participation politique, sûrement parce que participer à des activités associatives peut faire émerger la conscience politique, mais aussi probablement parce que participer à des associations peut permettre d’accroître son influence politique.
C’est pour quoi, pour garantir une société démocratique émergente, la participation à la vie politique communautaire ne doit pas être l’apanage d’une minorité favorisée. Elle doit impliquer toutes les couches de la société, peu importe, leur revenues économiques. Car, dit-on, le niveau de participation politique ou d’engagement communautaire est parfois utilisé pour évaluer l’état de santé d’une démocratie. Selon certains politologues, plus le nombre de citoyens qui participent est élevé et plus ceux-ci proviennent d’horizons variés, plus le principe d’égalité, qui est essentiel en démocratie, a des chances d’être respecté (Verba, 1996).
C’est pour quoi il importe toujours que les citoyens malien dans leur écrasante majorité soient des acteurs politiques du développement de leur communauté gage d’une gouvernance stable. Cet engagement qui doit se manifester dans les mouvements associatifs et politiques permettra d’augmenter le taux de participation aux scrutins qui déterminent le choix des hommes et des femmes qui décident de la destinée de la communauté. Pour ce faire participation à la vie politique communautaire doit se manifester à travers les organisations de la société civile qui, à travers son tissu d’associations, peut veiller à ce que les institutions fonctionnent de façon juste et de ce fait, agir comme contre-pouvoir. Dans certains cas, elle peut être complémentaire aux institutions publiques dans la réalisation de certaines fonctions d’utilité publique.
Cela implique une organisation communautaire et une participation politique qui iront à l’inscription sur les listes électorales à la participation active à une campagne électorale en passant, entre autres, par le vote, la recherche d’information politique, les discussions politiques avec les proches ou l’adhésion à une organisation traitant d’un problème collectif (syndicat, association, etc.)
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